les "idrovolante" de Vigna Di Valle

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Re: les "idrovolante" de Vigna Di Valle

Messagepar stephane greiner » 12 Sep 2012, 18:07

Michel Thouin a écrit: le Flyer II piloté par Wilbur wright au Mans.


A noter que le Flyer étaiy catapulté par un système de contre poids , contre poids constitué d'une grosse pierre toujours visible sur place.
Il y a aussi une stèle et une frèsque murale a quelques kilomètres du Mans sur la route d'Orléans.
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Re: les "idrovolante" de Vigna Di Valle

Messagepar Michel Thouin » 12 Sep 2012, 18:19

Exact! Mais pour les quatre premiers vols à Kitty Hawk, l'appareil était posé sur un rail, sans l'aide d'une catapulte. Le vent relatif du site suffisait largement au décollage.
C'est à partir de leurs expériences à Huffman Prairie qu'ils eurent recours à une cataplute devant l'absence de vent. Michel
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Re: les "idrovolante" de Vigna Di Valle

Messagepar stephane greiner » 12 Sep 2012, 18:43

Pour ceux qui voudraient faire un pèlerinage la sainte pierre se trouve à l'hippodrome des Hunaudières à droite dans la mythique ligne droite du même nom :wink:
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Re: les "idrovolante" de Vigna Di Valle

Messagepar Berkut » 25 Sep 2012, 09:05

Pegase.tv a écrit:...Le Caproni Campini est peut être le premier "jet" à avoir volé, mais c'était un avion étrange, propulsé non par un vrai réacteur, mais par un moteur à pistons agissant comme un compresseur... CE musée est fa-bu-leux.
BC


C'est surtout que ça permettait de se passer de turbine, les seules parties "chaudes" étant les chambres de combustion, qui demandent nettement moins de savoir-faire et de précision dans l'usinage.

L'avantage du Campini, c'était aussi son "bi-mode" : capable de fonctionner à froid, juste avec les hélices carrénées de ce "compresseur" rudimentaire. Ca ne devait pas pousser beaucoup compte tenu de la dimension des "pales" somme toute réduites, mais ça permet en vol de réduire considérablement la consommation.

Et à votre avis : quelle est AUJOURD'HUI le genre de mission qui voudrait qu'on puisse rester longtemps en l'air, tout en se rendant assez rapidement si besoin d'un endroit à un autre, ou satisfaire une envie pressante de "foutre le camp" ? Le tout en restant assez discret tant au plan thermique que radar (rien ne dépasse ici)? C'est drône, non, comme les trucs dépassés d'hier peuvent sembler valable aujourd'hui !

Le principal atout du "motoréacteur" (c'est parfaitement explicite, on dit "motojet" en anglais), c'est sa simplicité, et sa capacité à produire de la poussée sans allumer les chambres. Le rendement propulsif est dégueulasse part rapport à une hélice correctement dimensionnée, mais comme ça s'améliore notablement avec l'augmentation de la vitesse de vol, ça peut valoir le coup de décoller "chaud" (on un finalement un bon canal de PC, puisqu'alimenté uniquement par un flux froid), de laisser l'engin accélérer jusqu'à une vitesse de croisière "éco", et de couper l'alim des chambres de combustion.

Maintenant, la réalisation pratique est un peu plus complexe. Le Campini utilisait de l'essence avion (très inflammable donc) et un moteur en étoile qui se prétait bien à une conception axisymétrique, en prise directe avec les étages de compression (voir aussi l'OKHA, bombe volante des kamikazes japonais, pas la version fusée, mais celle où on avait un moteur Hirth de Jungmann fabriqué sous licence qui entraînait un genre d'hélice carénée : les chambres ne devant pas produire beaucoup plus de poussée dans ces conditions - L'Okha était largué par un "Betty", pas besoin de poussée au décollage donc, quant à l'atterrissage...).

Aujourd'hui, il faudrait tourner au kéro, ce qui impliquerait de compresser davantage, donc de mettre en jeu, peut-être après un étage axial, un compresseur centrifuge, qui tournerait beaucoup plus vite par nécessité. Il est donc peu probable qu'avec un moteur à pistons actuel, on puisse se passer d'un réducteur pour entraîner le compresseur qui devrait tourner à 10-12000 tours/min en continu. Or, ça pèserait et ce serait un élément de plus qui pourrait lâcher. Quant à faire tourner un moteur à piston aussi rapidement avec du kérosène (ce serait stupide d'avoir deux carburants à bord), ce n'est sans doute pas la peine d'y penser : trop rapide pour une combustion dans un cycle diesel, et même avec une bougie, je ne suis pas certain qu'on tienne très longtemps à 10.000 tours (rupture du film d'huile, et quid des propriétés de lubrification du kéro, surtout à des vitesses pareilles ?)

Reste peut-être la solution - avec un faible TBO (c'est pas l'idéal pour un drone de surveillance, mais pour un missile ou une reco ponctuelle, OK), d'un Wankel qui tourne "naturellement" plus vite, mais dont on bouffe de manière rédibhitoire les segments là où l'on a l'inversion de courbure dans la chambre. Ca limite les applications à des choses assez petites (c'est l'intérêt d'un drone justement)

Au final, plutôt que d'essayer d'avoir une combustion efficiente dans un cycle Otto/Diesel assurant la compression, et une combustion continue beaucoup moins efficiente de fait en aval, peut-être vaut-il mieux mettre les watts sur des chambres de combustion intermittente (avec des pressions et températures ponctuellement beaucoup plus élevées, comme dans un moteur à pistons, a fortiori un TDI/HDI), le tout dans une turbine à gaz autrement tout à fait classique, entraînant un fan aussi grand que possible (à la limite : on retrouve le turboprop). ainsi, on aurait le meilleur des deux mondes : combustion intermittente efficient où seules des parties statiques (chambres) sont soumises à des phénomènes pulsés (régime thermo-vibratoire sévère), alors que le reste de la turbomachinerie tournerait toujours de manière continue et régulière - gage de fiabilité.

Souvenons nous de ce que disait l'ancien : la perfection ce n'est pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais plus rien à enlever (ici : réducteur, Wankel etc.... Ces véritables "usines à gaz" sont déjà assez complexes comme cela !

Motoréacteur-Turboréacteur-Turboprop-Combustion pulsée etc.. : tout ceci forme un "continuum" de solutions techniques qui trouvent leur application en réponse à différentes questions, il n'y a pas fondamentalement de choses "étranges", "vieillottes", juste des habitudes prises. Avis aux amateurs !
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Re: les "idrovolante" de Vigna Di Valle

Messagepar Bee Gee » 25 Sep 2012, 12:54

Toujours un régal de lire Berkut,
au final tout cela fonctionne sur de très vieux principes qui datent du 19eme siècle, or nous sommes parait il au 21eme à ce qu'on dit...
On est pas des ... quand même !
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Re: les "idrovolante" de Vigna Di Valle

Messagepar Calame » 14 Août 2015, 14:14

Passant quelques jours de vacances à Rome en famille, nous sommes allés visiter Bracciano, son magnifique lac volcanique... Et son superbe musée aéronautique !

Je vous épargne le reportage photo qui a déja été fort bien fait, voici seulement la superstar du lieu : sa majesté le Macchi M.C.72.

709 km/h, plus de 3000 ch pour à peine 15m2 de surface alaire... Il fallait vraiment en avoir !

Image
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